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| EGLISE SAINT-VIVIEN DE
ROUFFIAC |
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Charente-Maritime |
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HISTOIRE : l'abbé Lacurie
indique
l'église paroissiale de SAINT-VIVIEN de ROUFFIAC comme
datant du Xle siècle. Elle
n'offre, en fait, que quelques
vestiges du Xlle et sa façade est du siècle dernier.
L'intérieur,
d'une grande simplicité, a été récemment
presque tout refait.
La nef sans travée,
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aux murs nus,
couverte d'un tillis en
berceau surbaissé, s'accompagne, à droite et à
gauche avant le choeur, de deux chapelles ajoutées au XVIe
siècle formant transept.
Ces
chapelles rectangulaires,
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Dans
la chapelle de gauche :
pierre
tombale de
Pierre-Charles MOYNE
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On
distingue
ci-dessus l’Epitaphe de
Guillaume Vivien
LEIDET,
Prêtre, Chanoine Régulier de St
Augustin. |
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plafonnées
comme la nef, prennent jour par une fenêtre
cintrée. Au-dessus de la
porte d'entrée une petite tribune s'appuie sur
deux colonnes de pierre cannelées.
Le
choeur, moins large que la nef, couvert comme
l'abside d'un tillis
plat, est limité à ses extrémités par
quatre
colonnes adossées. Il portait vraisemblablement autrefois un clocher.
L'abside,
seul reste de
l'église primitive, est percée
sur son pourtour de trois fenêtres romanes. Au-dessus des
cintres,
se développe une arcature qui les encadre, ainsi que deux baies
aveugles, et repose sur six colonnettes à chapiteaux, semblables
à celles des colonnes du choeur. Ces six petites colonnes
s'arrêtent à mi-hauteur du chevet sur un bandeau
circulaire. Tous les chapiteaux ne sont recouverts de feuillages
très simples que sur leur partie inférieure.
L'extérieur n'offre rien de
remarquable si ce n'est les trois débris de colonnes
adossées au mur de l'abside et séparant des
fenêtres
sans ornements. Tout le haut du chevet a été
détruit, y compris une ancienne corniche, et reconstruit
grossièrement. Les quelques débris qui ont
subsisté, base d'un chapiteau et un modillon sans
intérêt, n'accusent aucun caractère
particulièrement ancien, ou ne diffèrent pas sensiblement
des autres édifices romans.
Toute cette région fut, pendant les troubles
de la Fronde, un
lieu de rencontre des armées ennemies. A Rouffiac en 1652, les
gens de pied du Prince de Condé, qui occupaient l'église,
ne purent, alertés trop tard, empêcher la cavalerie, aux
prises avec la troupe catholique du comte d'Harcourt, de subir aux
abords du village un très sérieux échec.
CF
- CONNOUE Extrait des EGLISES DE SAINTONGE.
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Reconstruction
du clocher après l'incendie d'octobre 1980
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Photos :
J.C.
RENAUD et Paul MARENA
Après que la foudre eut
frappé,
L'Église
sans son clocher... |
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...en
pièces
détachées
dans la nef. |
1ère
Partie terminée de l'ouvrage
avant... |
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...sa
mise en place.
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2ème
Partie du clocher
La flêche a une hauteur de 6,30
m
pour un poids de 3,700 tonnes
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28
janvier 1982 :
C'est le couronnement
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Monsieur
l'abbé René JEGU, curé de Rouffiac de 1840
à 1863
Né
à La Salle-sur-Craonnaise (Mayenne) le 5 avril 1808,
ordonné prêtre à La Rochelle le 17 décembre
1836, vicaire à Ars en Ré, curé de Rouffiac le 19
mars 1940, curé de Thézac le 26 juin 1864, où il
est décédé le 3 décembre 1884.
Le
jeune René
Louis JEGU ayant appris, après son sous-diaconat, que le
diocèse de La Rochelle manquait de prêtre, obtint du
diocèse du Mans, où les prêtres ne manquaient
point,
l'autorisation de venir à notre aide. Il fut ordonné
prêtre à La Rochelle un an après son arrivée.
La paroisse de
Rouffiac,
où il fut curé, après quatre ans de vicariat,
avait
été depuis quatre ans desservie par le curé de
Dompierre-sur-Charente, M. CHARTRON, avec comme
annexe Brives et Saint-Sever. Cette
dernière paroisse fut laissée
à M. CHARTRON.
Le premier soin du
nouveau curé fut de restaurer son église. Les travaux
durèrent cinq ans.
Mais
déjà,
depuis plusieurs années, et tout en remplissant scrupuleusement
les devoirs de son ministère, le zélé pasteur
avait
chez lui des élèves qui, pour la plupart, se destinaient
à l'état ecclésiastique.
Le vieux
presbytère, ancienne dépendance de St-Vivien de Saintes,
avec ses vastes bâtiments, une grande cour plantée
d'arbres, sa vigne et son jardin potager, se prêtait très
bien aux circonstances. Les enfants étaient toujours au nombre
de cinq ou six. M. JEGU, disons-le en passant, aurait fait un mauvais
économe de pension, car beaucoup de ses élèves ne
lui donnaient rien, quelques-uns acquittaient une légère
rétribution, un petit nombre payait une redevance suffisante. La
nourriture était bonne, mais plutôt frugale, Une vache
donnait chaque jour à la petite communauté de quoi faire
la soupe au lait (ce lait avait été préalablement
écrémé pour faire le beurre. La vigne fournissait
un peu de vin. Le potager fournissait les légumes et les fruits
et la vigilance paternelle de M. JEGU suppléait
généreusement ce qui était nécessaire
à la subsistance journalière des élèves.
En excellent
professeur,
il savait se faire craindre d'abord, aimer ensuite. Il n'était
intransigeant que pour les paresseux.
Le règlement
était adapté aux possibilités du professeur
5 h Lever,
été comme hiver. Prière. Messe. Le petit
déjeuner (un morceau de pain) se prenait en jouant dans la cour.
Etude jusqu'à 10 h, puis classe (le moment redouté des
paresseux).
12 h Déjeuner,
débutant par la traditionnelle soupe au lait. Les dimanches et
jours de fête, on parlait à table les autres jours, les
élèves se faisaient lecture. Récréation
jusqu'à 14 h. Quand le moment était venu, la
récréation consistait aux travaux dans le potager.
14 h Etude jusqu'au
goûter, sous la surveillance de la servante.
16 h 30 Goûter,
puis l'étude reprenait jusqu'à 18 h.
18 h Etude et 19 h
diner.
C'est pendant ces
études (pas toujours paisibles) que M. JEGU faisait ses visites
pastorales.
Quand
nécessité se présentait, parfois pour faire
diversion quand le diner avait été court et la soupe au
lait peu accompagnée, M. le Curé partait en promenade ou
en cérémonies à Brives avec ses
élèves. C'était le Séminaire ambulant. On
travaillait tout en marchant et, au retour, le lit était plus
désiré que la table.
Les
élèves
étaient de toutes les cérémonies et, munis des
livres liturgiques (graduel ou vespéral), ils chantaient avec
entrain Initiation à la liturgie.
Enfin, pour la
Saint-Louis, les « anciens » venaient lui souhaiter sa
fête et c'était les vacances.
Le
16juillet 1863, M. JEGU fut pris par une crise de sciatique. Le premier octobre, il se retira chez un de
ses anciens, M. MICHELET, curé à Rétaud et, le 26
juin 1864, i1
était nommé, à proximité de cet ancien
élève, curé de Thézac, paroisse qui n'avait
pas de curé depuis la Révolution.
Il avait discerné et dirigé quatorze vocations
sacerdotales. Parmi les anciens, on
connaît Mgr. VALLEAU, qui fut
évêque du Quimper, J. B. DROUILLARD qui fut missionnaire
à Pondichéry, MM. les abbés BARBOTIN, qui fut
chanoine honoraire et doyen honoraire de La Tremblade, BERNARD, doyen
de
Montlieu, CHATANNET à Brie-sous-Mortagne, BRUNG Jules à
Saint-Georges d'Oléron, BABIAU Elie à la Clotte,
BOULANGER
Pierre à Semoussac, BOUYER, chanoine honoraire et ami de LAFOND,
DOUBLET à Rétaud, JANDEAU à Saint-André de
Lidon et enfin BARBIAUT. De plus M. JEGU
eut aussi des élèves qui restèrent dans le
siècle, comme M.BARON, qui fut juge de paix à Saujon.
| LISTE DES CURES ET DESSERVANTS |
| de la Paroisse de ROUFFIAC |
| depuis la Révolution |
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| 1802 - 1811 : BOUCARD
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décédé le 2
septembre 1811 à l'âge de 45 ans
Il fut inhumé dans l'église
de Rouffiac |
| 1811 - 1815 : MARCOU |
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Curé de Dompierre-sur-Charente,
chargé duservice
de la paroisse de Rouffiac. Il est
décédé à Dompierre ;
il est inhumé
dans l'église. |
| 1815 - 1820 : DELAFON |
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Auparavant il était curé
de
Saint-Sauvant. Il fut
ensuite curé de Cozes, où il est
décédé.
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mars mars
1820 - 1821 : BLADO |
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mars juin
1821 - 1822 : ANDRE |
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Curé de Montils et desservant de
Rouffiac. |
| 1822 - 1828 : RICHARD |
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Il était auparavant procureur au
Petit Séminaire de
Saint-Jean d'Angély. |
janv. juil.
1828 - 1830 : CHARTRON |
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| 1830 - 1836 : HELBERT |
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| 1836 - 1840 : CHARTRON |
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Curé de Dompierre sur Charente,
chargé du service
paroissial jusqu'au 21 mai 1840. |
| 1840 - 1863 : JEGU |
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(voir notice biographique) |
1863 - 1864 : DUPLESSIS
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Curé de Dompierre-sur-Charente
assure le service pastoral.
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| 1864 - 1868 : DUPERNAUD |
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qui fut nommé curé de
Brives le 23 octobre 1868. |
oct.
1868 - 1906 : PERINAUD |
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Auparavant curé de Mons. Il fut
nommé curé de
Rouffiac et chargé du service
religieux Saint-Sever-
de-Saintonge. Il mourut le 25 février 1906 et
fut inhumé dans le cimetière de Rouffiac. |
| 1906 - 1911 : HERON |
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Il fut ensuite nommé curé
de Saint-Romain de Benet. |
| 1911 - 1920 : GOURGUES |
|
Dernier curé de Rouffiac. |
| 1920 - 1927 : VIEUILLE |
|
Curé de Courcoury, chargé
du service pastoral. |
1927 - 1931 : MARTIN
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Curé de Brives administre la
paroisse du 12/12/27 au
15/10/31.
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1931 - 1935 :
de SAINT-ANDRE |
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Curé de Montils, administrateur de
Rouffiac. |
| 1935 - 1967 : PAGNAULT |
|
Curé de Montils, administrateur de
Rouffiac. |
| 1967 -
1969 :
ALLAIN |
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Curé
de Pérignac assure le service pastoral. |
| 1969 -
1978 :
SIRE |
|
Curé de Montils, administrateur de
Rouffiac. |
| 1978...... : BESSON |
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Curé
de Pons, administrateur de Rouffiac, assure le
service
pastoral avec les Pères HERRY François et
BRILLET
Marcel. |
Actuellement
:
|
|
Service
pastoral assuré par les prêtres de Pons.
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