HISTOIRE DE CLOCHER


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Reconstruction du clocher
L'Abbé René JEGU
Curés de Rouffiac
   

Sépulture de

Pierre-Charles MOYNE



Sépulture de

Guillaume-Vivien LEIDET






Au quotidien Vie associative Tourisme-loisirs Informations Découverte


Histoires de clocher


 EGLISE SAINT-VIVIEN DE ROUFFIAC
      Charente-Maritime

                                                

HISTOIRE : l'abbé Lacurie indique l'église paroissiale de SAINT-­VIVIEN de ROUFFIAC comme datant du Xle siècle. Elle n'offre, en fait, que quelques vestiges du Xlle et sa façade est du siècle dernier.

L'intérieur, d'une grande simplicité, a été récemment presque tout refait.
La nef sans travée,

                               

aux murs nus, couverte d'un tillis en berceau surbaissé, s'accompagne, à droite et à gauche avant le choeur, de deux chapelles ajoutées au XVIe siècle formant transept. Ces chapelles rectangulaires,


  Dans la chapelle de gauche :   
  pierre tombale de Pierre-Charles MOYNE

  On distingue ci-dessus l’Epitaphe de Guillaume Vivien
  LEIDET,  Prêtre, Chanoine Régulier de St Augustin.

plafonnées comme la nef, prennent jour par une fenêtre cintrée. Au-dessus de la porte d'entrée une petite tribune s'appuie sur deux colonnes de pierre cannelées. Le choeur, moins large que la nef, couvert comme l'abside d'un tillis plat, est limité à ses extrémités par quatre colonnes adossées. Il portait vraisemblablement autrefois un clocher. L'abside,

seul reste de l'église primitive, est percée sur son pourtour de trois fenêtres romanes. Au-dessus des cintres, se développe une arcature qui les encadre, ainsi que deux baies aveugles, et repose sur six colonnettes à chapiteaux, semblables à celles des colonnes du choeur. Ces six petites colonnes s'arrêtent à mi-hauteur du chevet sur un bandeau circulaire. Tous les chapiteaux ne sont recouverts de feuillages très simples que sur leur partie inférieure.

L'extérieur n'offre rien de remarquable si ce n'est les trois débris de colonnes adossées au mur de l'abside et séparant des fenêtres sans ornements. Tout le haut du chevet a été détruit, y compris une ancienne corniche, et reconstruit grossièrement. Les quelques débris qui ont subsisté, base d'un chapiteau et un modillon sans intérêt, n'accusent aucun caractère particulièrement ancien, ou ne diffèrent pas sensiblement des autres édifices romans.

Toute cette région fut, pendant les troubles de la Fronde, un lieu de rencontre des armées ennemies. A Rouffiac en 1652, les gens de pied du Prince de Condé, qui occupaient l'église, ne purent, alertés trop tard, empêcher la cavalerie, aux prises avec la troupe catholique du comte d'Harcourt, de subir aux abords du village un très sérieux échec.

Reconstruction du clocher après l'incendie d'octobre 1980




Photos :
J.C. RENAUD et Paul MARENA            


Après que la foudre eut frappé,

L'Église sans son clocher...



  
...en pièces détachées
         dans la nef.









1ère  Partie terminée de l'ouvrage

                              avant...
               
                     

            
 
...sa mise en place.
          
    




2ème Partie du clocher 
             
La  flêche a une hauteur de 6,30 m
pour un poids de 3,700 tonnes
              
                     

      28 janvier 1982 :
               C'est le couronnement
 

Monsieur l'abbé René JEGU, curé de Rouffiac de 1840 à 1863

Né à La Salle-sur-Craonnaise (Mayenne) le 5 avril 1808, ordonné prêtre à La Rochelle le 17 décembre 1836, vicaire à Ars en Ré, curé de Rouffiac le 19 mars 1940, curé de Thézac le 26 juin 1864, où il est décédé le 3 décembre 1884. Le jeune René Louis JEGU ayant appris, après son sous-diaconat, que le diocèse de La Rochelle manquait de prêtre, obtint du diocèse du Mans, où les prêtres ne manquaient point, l'autorisation de venir à notre aide. Il fut ordonné prêtre à La Rochelle un an après son arrivée. La paroisse de Rouffiac, où il fut curé, après quatre ans de vicariat, avait été depuis quatre ans desservie par le curé de Dompierre-sur-Charente, M. CHARTRON, avec comme   annexe   Brives  et  Saint-Sever.  Cette  dernière  paroisse   fut   laissée  à  M. CHARTRON. Le premier soin du nouveau curé fut de restaurer son église. Les travaux durèrent cinq ans. Mais déjà, depuis plusieurs années, et tout en remplissant scrupuleusement les devoirs de son ministère, le zélé pasteur avait chez lui des élèves qui, pour la plupart, se destinaient à l'état ecclésiastique. Le vieux presbytère, ancienne dépendance de St-Vivien de Saintes, avec ses vastes bâtiments, une grande cour plantée d'arbres, sa vigne et son jardin potager, se prêtait très bien aux circonstances. Les enfants étaient toujours au nombre de cinq ou six. M. JEGU, disons-le en passant, aurait fait un mauvais économe de pension, car beaucoup de ses élèves ne lui donnaient rien, quelques-uns acquittaient une légère rétribution, un petit nombre payait une redevance suffisante. La nourriture était bonne, mais plutôt frugale, Une vache donnait chaque jour à la petite communauté de quoi faire la soupe au lait (ce lait avait été préalablement écrémé pour faire le beurre. La vigne fournissait un peu de vin. Le potager fournissait les légumes et les fruits et la vigilance paternelle de M. JEGU suppléait généreusement ce qui était nécessaire à la subsistance journalière des élèves. En excellent professeur, il savait se faire craindre d'abord, aimer ensuite. Il n'était intransigeant que pour les paresseux. Le règlement était adapté aux possibilités du professeur 5 h Lever, été comme hiver. Prière. Messe. Le petit déjeuner (un morceau de pain) se prenait en jouant dans la cour. Etude jusqu'à 10 h, puis classe (le moment redouté des paresseux). 12 h Déjeuner, débutant par la traditionnelle soupe au lait. Les dimanches et jours de fête, on parlait à table les autres jours, les élèves se faisaient lecture. Récréation jusqu'à 14 h. Quand le moment était venu, la récréation consistait aux travaux dans le potager. 14 h Etude jusqu'au goûter, sous la surveillance de la servante. 16 h 30 Goûter, puis l'étude reprenait jusqu'à 18 h. 18 h Etude et 19 h diner. C'est pendant ces études (pas toujours paisibles) que M. JEGU faisait ses visites pastorales. Quand nécessité se présentait, parfois pour faire diversion quand le diner avait été court et la soupe au lait peu accompagnée, M. le Curé partait en promenade ou en cérémonies à Brives avec ses élèves. C'était le Séminaire ambulant. On travaillait tout en marchant et, au retour, le lit était plus désiré que la table. Les élèves étaient de toutes les cérémonies et, munis des livres liturgiques (graduel ou vespéral), ils chantaient avec entrain Initiation à la liturgie. Enfin, pour la Saint-Louis, les « anciens » venaient lui souhaiter sa fête et c'était les vacances. Le 16juillet 1863, M. JEGU fut pris par une crise de sciatique.  Le premier octobre, il se retira chez un de ses anciens, M. MICHELET, curé à Rétaud et, le 26 juin 1864,  i1 était nommé, à proximité de cet ancien élève, curé de Thézac, paroisse qui n'avait pas de curé depuis la Révolution.
Il avait discerné et dirigé quatorze vocations sacerdotales.  Parmi les anciens, on connaît Mgr.  VALLEAU, qui fut évêque du Quimper, J. B. DROUILLARD qui fut missionnaire à Pondichéry, MM. les abbés BARBOTIN, qui fut chanoine honoraire et doyen honoraire de La Tremblade, BERNARD, doyen de Montlieu, CHATANNET à Brie-sous-Mortagne, BRUNG Jules à Saint-Georges d'Oléron, BABIAU Elie à la Clotte, BOULANGER Pierre à Semoussac, BOUYER, chanoine honoraire et ami de LAFOND, DOUBLET à Rétaud, JANDEAU à Saint-André de Lidon et enfin BARBIAUT.  De plus M. JEGU eut aussi des élèves qui restèrent dans le siècle, comme M.BARON, qui fut juge de paix à Saujon.

                                                                           
 

                                                                                            
   LISTE DES CURES ET DESSERVANTS
de la Paroisse de ROUFFIAC
 depuis la Révolution



1802 - 1811 : BOUCARD
décédé le 2 septembre 1811 à l'âge de 45 ans
Il fut inhumé dans l'église de Rouffiac
1811 - 1815 : MARCOU
Curé de Dompierre-sur-Charente, chargé duservice
de la paroisse de Rouffiac. Il est décédé à Dompierre ;
il est inhumé dans l'église.
1815 - 1820 : DELAFON
Auparavant il était curé de Saint-Sauvant. Il fut
ensuite curé de Cozes, où il est décédé.
mars mars
1820 - 1821 : BLADO


mars juin
1821 - 1822 : ANDRE


Curé de Montils et desservant de Rouffiac.
1822 - 1828 : RICHARD
Il était auparavant procureur au Petit Séminaire de
Saint-Jean d'Angély.
janv. juil.
1828 - 1830 : CHARTRON


1830 - 1836 : HELBERT

1836 - 1840 : CHARTRON
Curé de Dompierre sur Charente, chargé du service
paroissial jusqu'au 21 mai 1840.
1840 - 1863 : JEGU  
(voir notice biographique)
1863 - 1864 : DUPLESSIS

Curé de Dompierre-sur-Charente assure le service  pastoral.
1864 - 1868 : DUPERNAUD
qui fut nommé curé de Brives le 23 octobre 1868.
oct.
1868 - 1906 : PERINAUD


Auparavant curé de Mons. Il fut nommé curé de
Rouffiac et chargé du service religieux Saint-Sever-
de-Saintonge. Il mourut le 25 février 1906 et
fut  inhumé dans le cimetière de Rouffiac.
1906 - 1911 : HERON
Il fut ensuite nommé curé de Saint-Romain de Benet.
1911 - 1920 : GOURGUES
Dernier curé de Rouffiac.
1920 - 1927 : VIEUILLE
Curé de Courcoury, chargé du service pastoral.
1927 - 1931 : MARTIN


Curé de Brives administre la paroisse du 12/12/27 au
15/10/31.
1931 - 1935  :
de  SAINT-ANDRE


Curé de Montils, administrateur de Rouffiac.
1935 - 1967 : PAGNAULT
Curé de Montils, administrateur de Rouffiac.
1967 - 1969 : ALLAIN
Curé de Pérignac assure le service pastoral.
1969 - 1978 : SIRE
Curé de Montils, administrateur de Rouffiac.
1978......      : BESSON 
Curé de Pons, administrateur de Rouffiac, assure le
service pastoral avec les Pères HERRY François et
BRILLET Marcel.
Actuellement :

Service pastoral assuré par les prêtres de Pons.



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