à
Rouffiac, le 8 mai
2006
Dépôt
de gerbe et sonnerie aux morts.

Les
honneurs militaires sont rendus par un peloton de l'Armée de
l'Air de la base-école de SAINTES-PABAN.

L'appel

Lecture,
par Mr Le Maire, du message du Ministre des Anciens Combattants,

suivi
d'un discours :
Mes chers
concitoyens,
Mesdames,
Messieurs,
Fin
mars 2006, le Roi d'Espagne est venu en France en visite officielle
et il s'est rendu à Toulouse et a salué la
communauté
espagnole. Ce matin, devant le monument aux morts de Rouffiac, je
voudrai honorer avec vous les oubliés de l'histoire 1939-1945.
Nous
savons tous qu'il y a 67 ans, la chute de Barcelone et la
défaite
subie par la IIèmRépublique
Espagnole sur le front de Catalogne allait jeter en France près
d'un demi million de réfugiés fuyant les forces
rebelles de Franco soutenues par l'Italie fasciste de Mussolini et
l'Allemagne Hitlérienne (la dictature franquiste durera
jusqu'en 1975).
Le
repli massif de centaines de milliers de soldats républicains
vers la frontière française, accompagnés par
autant de civils, se déroulera dans des conditions
dramatiques, notamment entre Cerbère et l'Andorre. Des femmes,
des enfants et des vieillards furent acheminés vers les
localités d'accueil, mais pour l'immense majorité, ce
fut l'internement dans des camps que les autorités
françaises
de l'époque qualifièrent de "camps de
concentration".
Durant
la 2ème guerre mondiale, ils seront nombreux à
rejoindre la résistance puisque pour eux, il s'agissait du
même combat. 6000 seront déportés à
Mathausen (camp d'extermination), d'autres seront arrêtés
par la gendarmerie de Pétain pour fournir le "Service du
Travail Obligatoire". Vichy livrera aux allemands un train qui
partira d'Angoulême avec 974 républicains (hommes,
femmes et enfants) dont la destination sera Mathausen : peu en
réchapperont !
Certains
participèrent à la libération de Paris et le
hasard a voulu que la 9ème compagnie de la 2ème
DB commandée par le Cne DRONNE, composée uniquement de
républicains espagnols, fut la première unité
à
rentrer dans Paris le 25 août 1944.
Pendant
des décennies, ils vont espérer le rétablissement
de la république dans leur pays pour le rejoindre.
Aujourd'hui,
les enfants et les petits-enfants de ces combattants de la
liberté,
de la démocratie, de la république se souviennent et
témoignent.
Je vous
remercie de
votre attention.
Julien TISSANDIER, Maire.
Le
verre de l'amitié, offert par la Municipalité, a clos
cette manifestation.

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