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Pour un homme
de mon âge, le 11 novembre 1918 restera à jamais
l’une des dates majeures et emblématiques de l’Histoire de notre
Nation qui s’est écrite au cours des siècles dans la
souffrance
et la douleur, avec des larmes et du sang.
Avec
celles de BOUVINES, MARIGNAN, VALMY, AUSTERLITZ et le
débarquement
du 6 juin 1944, elle figure au Panthéon des heures glorieuses et
décisives qui ont forgé le destin de notre pays.
L’armistice
signé ce jour-là à Rethondes consacrait la
victoire éclatante de
la France et de ses alliés.
En
cette année où nous célébrons le 94ème
anniversaire de leur entrée en guerre en 1917, soulignons plus
particulièrement la contribution déterminante des
États-Unis et le
rôle clé du Portugal.
L’armistice
mettait fin aussi à un conflit d’une dureté inconnue
jusqu’alors
pour les combattants comme pour les populations civiles. Le nombre de
tués, celui des mutilés, des gazés et des
blessés, ou encore
celui des veuves et des orphelins en attestent.
Il
reste encore très présent dans la mémoire
collective et dans celle
de nos familles.
Aujourd’hui,
dans chaque commune de France, un hommage juste et nécessaire
est
rendu à ces combattants de toutes origines et de tous grades,
qui
luttèrent héroïquement quatre années durant,
dans des conditions
effroyables.
Répondant
fidèlement et loyalement à l’appel de la
République, ils ont
servi la France avec grandeur, faisant preuve d’un patriotisme
exemplaire digne des éloges les plus grands.
Leur
courage et leur discipline ont permis de sauver notre territoire, aux
Alsaciens et aux Lorrains de retrouver leur patrie et à la
République de s’ancrer dans le cœur de notre peuple.
La
reconnaissance des Français leur est acquise pour toujours.
Le
souvenir de ceux si nombreux qui allèrent jusqu’au sacrifice
suprême pour la France et pour notre intégrité
territoriale et
politique nous convainc de l’importance de la paix qui prévaut
en
Europe.
À
l’heure où notre vieux continent est en proie à une crise
économique et financière sans précédent, on
voit ressurgir les
vieux démons nationalistes où chacun se renvoie la faute.
Les
pères de l’Europe ont connu les deux Grandes Guerres mondiales
du
20ème
siècle et l’idée d’une Europe unie sur le plan
économique et
de libre échange était pour eux un gage de paix.
N’oublions
pas le sacrifice de nos aînés et de nos alliés au
cours de ces
conflits majeurs. Pensons à eux dans ces heures sombres du
moment.
Ne gaspillons pas l’héritage de démocratie et de
liberté qu’ils
nous ont transmis.
La
reconnaissance de notre Patrie leur est éternelle.
Je
remercie le capitaine
YAOUANC représentant le Colonel RENON, Commandant de la base de
Saintes-Paban en regrettant l’absence du piquet d’honneur qui nous
accompagnait depuis plus de 16 ans, concourant au maintien du lien ARMÉE -
PEUPLE.
Je félicite celles et ceux qui
ont embrassé le métier des Armes ou la
Sécurité Civile.
Je
vous invite à l’Espace Saintonge pour partager le verre de
l’amitié.
Merci
encore .
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