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Commémoration



Le 11 novembre 2008

ROUFFIAC

Commémoration du  90e anniversaire
de l'Armistice du 11 novembre 1918


Le Peloton en marche vers le monument aux morts

NB : Ces photos, dimensionnées en 570 pixels pour les besoins du site, pourront être vues dans le format 1024 x 768 par simple clic sur image.
 
  
Comme à l’accoutumée, les rouffiacais se sont réunis nombreux avec leurs élus devant le monument aux morts pour rendre hommage aux soldats tombés au champ d’honneur.
Les honneurs militaires ont été rendus par un peloton de l'Armée de l'Air détaché par le Colonel commandant l'EETAA de la Base-Ecole de SAINTES-PABAN.

Après le dépôt de fleurs


l'appel,


la sonnerie aux morts,

et le recueillement devant le monument.
Lecture par M. Julien Tissandier, Maire, du Message du 11 novembre 2008 de Jean-Marie Bockel,  Secrétaire d'État à la défense et aux anciens combattants.

Il y a aujourd’hui 90 ans, le 11 novembre 1918 à 11 heures, les clairons sonnaient le cessez-le-feu tout au long de la ligne de front, mettant un terme aux combats meurtriers de la Première Guerre mondiale. Exténuée par quatre années de souffrances, de deuils et de privations, la Nation toute entière laissait éclater sa joie.

Le 11 novembre 1918, la foule est en liesse dans la capitale. Au front, le canon s’est tu pour laisser place à un silence assourdissant. Incrédules, les combattants peinent à réaliser qu’à cet instant précis s’achève leur long cortège de souffrances.

Avec la joie des vainqueurs, contraste également la tristesse de tous ceux qui célèbrent cette victoire dans la douleur causée par la perte d’un proche. Pour les centaines de milliers de veuves et d’orphelins de cette Grande Guerre, le deuil succède au silence des armes.

A Paris, le 11 novembre, la Chambre et le Sénat font un triomphe à Clemenceau, l’homme qui incarne ce jour là la victoire, l’homme qui a personnifié la France mieux que quiconque aux yeux de tout un pays. Alors que le canon tonne dans le ciel de la capitale, les parlementaires, émus jusqu’aux larmes, entament en choeur la Marseillaise.

Après leur avoir lu les conditions d’armistice, le "Tigre" s’adresse à eux : "Au nom du peuple Français, au nom du gouvernement de la République Française, j’adresse le salut de la France une et indivisible à l’Alsace et à la Lorraine".

Aux yeux de tous, la France a été durant quatre années le champ de bataille de l’Europe et du monde. Dans la boue des tranchées, sous une pluie incessante de fer et de feu, sur des lignes de front désespérément immobiles, les hommes ont connu pour la première fois la mort de masse. Des forts de Verdun aux champs de bataille de la Somme, des plaines d’Artois aux montagnes du front d’Orient, sur terre, sur mer et pour la première fois dans les airs, les hommes sont venus mourir de tous les continents.

Au poids des destructions matérielles vient s’ajouter le fardeau de la paix. Le soir du 11 novembre, Clemenceau s’est adressé à ses proches : "nous avons gagné la guerre, mais maintenant il va falloir gagner la paix". Une tâche écrasante attend les nations Alliées. Réunies à Paris durant six mois, elles tenteront de refaçonner le monde, inspirées par les grands principes du Président Wilson.

En 1918, les quatre années de guerre ont changé l’histoire du monde, laissant une Europe divisée et durablement affaiblie, une Europe qui marque le pas et dont la prééminence sur la scène internationale est remise en cause. Il faudra l’échec de la Société Des Nations, les affres de la Grande Dépression et l’abîme de la Seconde Guerre mondiale pour finalement établir les fondations d’un monde de paix et de droit. Ces tentatives successives, infructueuses, donneront naissance à l’idée européenne, enfantée par le drame de la Première Guerre mondiale.

Aujourd’hui, 90 ans après la fin de ces terribles événements, la France se souvient du sacrifice de ses enfants et n’oublie pas celui de tous les hommes venus d’ailleurs pour mourir sur notre sol.

La France se souvient et honore avec respect et gratitude le sacrifice de ses Alliés britanniques et de tous les pays du Commonwealth.

La France se souvient et salue l’engagement fraternel des tirailleurs de la "Force Noire", venus de toute l’Afrique, à côté des combattants d’Afrique du Nord et d’Indochine.

La France se souvient des travailleurs venus de Chine pour contribuer à l’effort de guerre des nations Alliées.

La France se souvient et n’oublie pas l’engagement passionné des deux millions de combattants venus des Etats-Unis d’Amérique.

La France se souvient et rend hommage à tous les belligérants européens, alliés de toujours et ennemis d’hier, aujourd’hui réconciliés dans une Europe en paix autour de l’héritage commun du souvenir de la Grande Guerre.

Aujourd’hui, en ce 11 novembre 2008, la communauté nationale se retrouve dans toutes les communes de France autour des monuments aux morts.

Alors que s’en est allé Lazare Ponticelli, dernier représentant de la génération sacrée des Poilus, nous entrons dans le temps de l’Histoire, un temps où nous contemplons désormais ces événements du passé sans le regard des derniers témoins.

Honorons le souvenir et la mémoire de tous les morts de la Grande Guerre, transmettons cet héritage sacré et douloureux aux jeunes générations.

Jean-Marie Bockel


suivi d'un message plus personnel du premier magistrat de la commune


Mesdames, Messieurs, Mes Chers Concitoyens,

En ce 11 novembre 2008, nous commémorons le 90ème anniversaire de la fin de la 1ère guerre mondiale du 20ème siècle. En cette année 2008, nous avons rendu hommage au dernier poilu français de cette grande guerre, Monsieur Lazare PONTICELLI qui s'est éteint en France le 12 mars 2008 à l'âge de 110 ans. Il ne reste plus que 6 poilus à travers le monde qui ont servi pour notre patrie.

Comme dans toutes les 36 000 communes de France qui maillent notre territoire national, nous sommes ici rassemblés autour de notre monument aux morts pour nous souvenir et nous recueillir devant les noms de ceux qui sont tombés au champ d'honneur et qui ont donné leur vie à la France pour notre liberté.

D'aucuns pourraient considérer qu'il n'est peut-être plus nécessaire de célébrer cet anniversaire étant entendu que nous devons bien évidemment plus parler de paix entre les peuples de l'Europe que de rappeler les heures noires des conflits qui nous ont opposés aux pays voisins.

Néanmoins, on ne répètera jamais assez que la paix est fragile et l'actualité nous le rappelle tous les jours avec son lot d'images d'attentats, de guerre et de victimes, que ce soit loin ou près de nos frontières.

Nous avons aujourd’hui des soldats français engagés sur des théâtres d'opérations extérieures et qui malheureusement perdent leur vie pour défendre la démocratie et nos libertés. L'année 2008 a été une année dure pour nos forces armées qui ont déploré la perte de 10 soldats en Afghanistan dont un jeune père de famille de Haute-Saintonge et qui est inhumé à St-Aigulin, il s'agit du sergent Damien BUILH. Nous leur rendons hommage aujourd’hui et nous remercions le peloton de l'Armée de l'Air de l'EETAA de Saintes qui a rendu les honneurs en cette journée du souvenir et qui est placé sous les ordres du Capitaine GODE, représentant le Colonel Boisjot, commandant l'École d'enseignement technique de Saintes Paban.

C'est pourquoi je considère de rappeler sans cesse que la paix et la démocratie sont des valeurs fragiles qu'il convient de défendre et de préserver. En tant qu'ancien soldat, je pense à tous mes camarades qui sont tombés en faisant leur devoir.

Il est regrettable que les établissements scolaires qui auparavant s'associaient à cette commémoration ne soient plus mobilisés ou sensibilisés aujourd'hui à cet événement dont un jour on ne retrouvera plus cette information que dans les livres d'histoire. Je remercie l'assistance ici présente d'être fidèle à ce rendez-vous. C'est une marque de respect et d'affection que nous offrons à nos anciens et à leurs familles.

Lorsque tout un chacun entend la sonnerie aux morts et les noms cités de ceux qui sont gravés dans la pierre, il est saisi par l'émotion car il sait que dans presque toutes les familles de France on a porté le deuil pour un être cher, disparu au cours de cet effroyable conflit.

Voilà aujourd'hui ce que je souhaitais vous dire de façon un peu plus personnelle. Je ne voudrais pas que l'on fasse disparaître d'un trait de plume législatif ces journées du souvenir ; j'y suis, pour ma part, très attaché.

En conclusion, je désirerai simplement rappeler, sans jouer les oiseaux de mauvais augure, que les crises financières et économiques qui ont secoué la planète au siècle dernier (je veux parler du 20ème siècle, bien sûr) ont parfois provoqué l'horreur et le chaos. Sachons simplement nous en souvenir et rester vigilants.

Je réitère mes remerciements à l'Armée de l'Air et je remercie mon collègue Jean-Marie BOYER qui a sonorisé cette manifestation.

Merci de votre attention.




Pour clore cette manifestation, un vin d’honneur a été servi aux participants à l’Espace Saintonge.


                                                             
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